Saint Joseph Freinademetz
JOSEPH FREINADEMETZ-UN SAINT ?
« Etre missionnaire, je ne le considère pas comme un sacrifice offert à Dieu, mais comme une grâce reçue de Dieu. »
Saint Joseph Freinademetz n’était pas un chéf né. Il n’a pas fondé de congrégation religieuse, il n’était jamais devenu évêque ; il s’est trouvé presque toujours à la seconde place. Il n’a pas écrit d’œuvres théologiques, il n’a pas développé de nouvelles méthodes missiologiques ; il n’est pas mort martyr, mais comme beaucoup en Chine, il a succombé à une épidémie de typhus.
Pourquoi l’Eglise canoniserait-elle un tel personnage ?
A sa mort, un Chinois disait : « C’est comme si j’avais perdu mon père et ma mère ! » Il a fini par aimer profondément le peuple chinois, « ses » Chinois comme il disait, à tel point qu’il a renoncé à jamais retourner dans sa patrie, même pour un bref congé. Il a voulu être enterré au milieu d’eux au ciel. Joseph Freinademetz est un saint de la charité et de l’amour, comme l’Eglise l’a bien précisé.
Le Pape Jean Paul II a dit un jour : « Quand nous pensons ‘nous réaliser le Christ en nous’. » L’Eglise appelle les saints les « amis de Dieu ». Comme dit le proverbe latin : « Aimer c’est désirer la même chose, et rejeter la même chose. » Voila l’amour de Joseph Freinademetz ; il désirait ce que désirait le Christ et il rejetait tout ce qui ne correspondait pas à la volonté de Dieu.
Au début de son ministère au Sud Shandong, il écrit ceci : « Je me trouve seul au milieu d’un peuple complètement païen, merci mon Dieu. Que vais-je faire ici, et que pourrais-je construire ? Seigneur Dieu, que ce soit Toi qui construises, sinon je construirais en vain ; que ce soit toi qui combattes, Toi qui fasses la sentinelle, sinon je veillerais en vain. Oh oui, que la moisson soit riche, mais selon ta volonté ! Seigneur Dieu, mets la main à la pâte ! »
(Source: Joseph Freinademetz, Verbum Bible: Kinshasa, 2008)




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